Ce que Simon Chauvin gagne avec la série Remplaçables : réponse franche
Quand quelqu'un entre 5 jours dans votre entreprise, gratuitement, avec une caméra, la question se pose vite : qu'est-ce qu'il y gagne ? Elle est légitime, et elle mérite une réponse sans détour. Cet article dit ce que Simon Chauvin gagne avec la série Remplaçables, ce qu'il ne gagne pas, et pourquoi il vaut mieux le savoir avant de candidater qu'après.
La question qu'il faut poser
Un fondateur en difficulté a appris à se méfier du gratuit. Il a raison. Alors disons-le clairement : la série n'est pas de la charité. Elle a un intérêt, et cet intérêt est le suivant.
Ce qu'il gagne
Une preuve
La méthode des 5 jours et des 90 jours existe sur le papier : nommer, chiffrer, donner le droit, équiper, lâcher, mesurer. Elle n'existe pas encore filmée, de bout en bout, sur 5 entreprises qu'on n'a pas choisies pour leurs chances. La saison 1 est cette preuve, ou son absence. C'est ce qui lui permettra ensuite de proposer les 5 jours à des entreprises qui paieront, dès la saison 2.
Un nom associé à une seule idée
Le fondateur qui porte tout, le compteur, la paie du 28. Pas dix idées, une. Si dans quelques années un fondateur de boîte de 9 tape « je ne peux pas prendre de vacances » et tombe sur ce travail, c'est gagné. Ça s'appelle une réputation, et oui, c'est un gain.
Du matériau
Chaque jour 1 produit une liste. Chaque J30 produit une ligne oubliée. Chaque J60 casse le 5e jour pour une raison différente. Ces raisons sont le vrai savoir, et elles n'existent pas sans entreprises réelles. Les 5 de la saison 1 l'apportent, et c'est pour ça que la gratuité n'est pas un cadeau mais un échange.
Ce qu'il ne gagne pas
- Aucun pourcentage sur l'argent récupéré pendant le jour 2. Les relances rapportent à l'entreprise, point.
- Aucune part dans les entreprises filmées. Ni maintenant, ni en saison 2.
- Aucune commission d'un partenaire pour un client présenté. Les partenaires ne choisissent rien, et n'obtiennent aucune mise en relation.
- Aucun droit sur la méthode dans l'entreprise après J90. La feuille du jour 3 est à vous. Vous la gardez, vous la changez, vous la jetez.
- Aucune garantie de bonne image : si une entreprise ferme, ça se voit, et ça se voit sur lui aussi.
Ce que ça coûte
5 jours sur place, pleins. 90 jours de vendredis, 20 minutes chacun, pour 5 entreprises en même temps. Les tests de J30 et J60 à suivre. Le compteur à publier, même quand il raconte un échec. Et le risque, réel, qu'au bout de la saison 1 la preuve soit que ça ne marche pas. Ce n'est pas un investissement sans risque, c'est un pari fait à découvert.
Pourquoi vous dire tout ça
Parce que l'ordre de la méthode commence par « nommer » et « chiffrer ». On ne peut pas demander à un fondateur de mettre son compteur sur la table si on ne met pas le nôtre. Ce qu'on gagne est nommé. Ce qu'on ne gagne pas aussi. Il n'y a rien de caché derrière.
Et parce que ce que gagne la série est aligné avec ce que gagne l'entreprise : si votre compteur descend et que la paie du 28 tombe, la preuve existe. Si ça échoue, la preuve manque pour tout le monde. On est du même côté du chiffre.
C'est ce que la série Remplaçables filme pendant 5 jours, puis 90, avec un intérêt déclaré. Si cette franchise vous convient mieux qu'une générosité floue, vous pouvez candidater.
Reste une question qu'on nous pose : « et la notoriété ? » Oui. Une série vue est une série qui fait connaître celui qui la mène. On ne va pas prétendre le contraire. Mais c'est une notoriété conditionnelle : elle dépend de 5 compteurs publiés à J90, et de ce qu'ils racontent.
Ce soir, votre intérêt déclaré
Demain, quelqu'un de l'équipe prendra une tâche que vous faisiez. Dites-lui ce que vous y gagnez, vous : 2 heures, une soirée, un lundi sans cette tâche. Dites-le à voix haute. Les gens acceptent plus facilement un droit quand ils savent ce qu'il rend à celui qui le donne. C'est ce que fait cet article, à l'envers.
