Quelle tâche déléguer ensuite ? La ligne suivante, chaque vendredi
Vous avez rendu une première ligne. Elle tient depuis 2 semaines. Et maintenant, vous attendez. Vous attendez d'être sûr, d'avoir le temps, que ça se calme. Pendant ce temps, les 22 autres lignes attendent aussi. La méthode ne laisse pas ce choix au hasard : la dernière des 5 questions du vendredi est « la ligne suivante », et on y répond en 4 minutes, par écrit. Voici comment choisir, qui a le dernier mot, et les 2 cas où la bonne réponse est « aucune ».
Le rythme : une ligne par semaine, pas plus
Au jour 3, une ligne est rendue avec une feuille de permission. Ensuite, chaque vendredi, la question 5 de la réunion demande : « Quelle ligne on rend la semaine prochaine ? » Une par semaine. Jamais deux. Sur 13 vendredis, ça fait 13 occasions de rendre une ligne. Avec un compteur à 23 et une cible à 7, il en faut 16. Vous n'y arriverez pas toutes en 90 jours, et c'est normal : certaines semaines, la réponse sera « aucune ».
Comment on choisit en 4 minutes
On reprend les 3 notes
Fréquence, détestation, risque, notées de 1 à 3 au jour 3 pour choisir le goulot n° 1. Les notes sont dans le cahier des décisions. On prend la ligne suivante dans l'ordre des produits, de la plus haute à la plus basse. Si vous n'avez pas fait ce calcul, il est expliqué dans le choix du goulot n° 1.
On vérifie qu'il y a un prénom
Une ligne ne se rend pas à « quelqu'un ». Si personne ne se propose, ou si la seule personne possible a déjà pris une ligne la semaine dernière, on saute à la suivante. Une personne, une nouvelle ligne au plus toutes les 2 semaines.
On écrit la feuille le lundi, pas le vendredi
Le vendredi, on nomme la ligne et le prénom. Le lundi matin, le fondateur et la personne rédigent la feuille de permission, fixent le seuil, et signent devant l'équipe. Le week-end sert à ce que la personne y pense, et à ce que vous ne changiez pas d'avis.
Les 2 cas où la bonne réponse est « aucune »
- La ligne de la semaine dernière n'a pas tourné. Elle a été rendue, mais la tâche ne s'est pas présentée, ou elle est remontée au fondateur. On ne rend pas une 2e ligne tant que la 1re n'a pas fait au moins 2 tours sans lui.
- Le fondateur a repris une ligne cette semaine. La question 4 l'a dit. On ne rend rien de nouveau tant que la ligne reprise n'est pas rendue à nouveau, par écrit, avec la date sur la feuille.
Dire « aucune » n'est pas un échec. C'est un vendredi où le compteur ne descend pas, et où on l'écrit au mur sans tricher.
Qui a le dernier mot
Pas le fondateur. Il propose, l'équipe choisit, la personne qui prend la ligne accepte. Si le fondateur veut rendre « les devis » et que l'équipe dit « non, d'abord les plannings », c'est les plannings. La raison est simple : c'est l'équipe qui va porter la ligne, pas lui. Et c'est elle qui sait ce qui l'attend le plus.
C'est ce que la série Remplaçables filme pendant 5 jours, puis 90 : chaque vendredi, la question 5, et la semaine où quelqu'un dit « moi, je la prends » avant que le fondateur ait fini sa phrase. Si vous voulez voir ça dans votre boîte, vous pouvez candidater.
Ce qu'on voit souvent vers la 6e semaine : les lignes faciles sont rendues, et les suivantes font peur. Les devis, les gros clients, les plannings. C'est normal, et c'est là que la question 5 a le plus de valeur : elle oblige à nommer la ligne qui fait peur, devant tout le monde, même si la réponse est « pas encore ». Une ligne nommée comme « pas encore » 3 vendredis de suite finit par trouver un prénom. Une ligne qu'on ne nomme jamais reste au fondateur jusqu'à sa retraite.
Ce soir, la ligne de vendredi prochain
Ressortez la liste du jour 1. Barrez celles qui ont une feuille au mur. Dans ce qui reste, trouvez celle avec le produit le plus haut et un prénom évident. Écrivez-la en haut d'une feuille. Vendredi, vous la proposerez. L'équipe en choisira peut-être une autre. Vous direz oui. C'est à ça qu'on voit que la réunion du vendredi n'est plus la vôtre.
